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Quand la nature devient refuge

Quand la nature devient refuge

On l’oublie parfois, mais nous faisons nous aussi partie de la nature. Nos corps ont besoin de lumière, d’air, de chaleur, de mouvement, de repos… et peut-être aussi de ce contact avec le Vivant qui nous accompagne depuis toujours.

Elle se tient là, tout près : dans les sentiers d’une forêt, au détour d’un parc, près d’un cours d’eau, dans l’arbre familier de notre cour ou même dans les plantes qui partagent notre quotidien.

Quand on prend le temps de sentir la terre sous nos pieds, de respirer l’odeur de la forêt ou simplement de s’asseoir au pied d’un arbre, un autre rythme se retrouve en nous. Le souffle ralentit, le corps trouve un autre appui, l’attention se déplace vers ce qui est là, tout simplement.

Alors, quand un deuil, une maladie grave ou la réalité de proche aidant vient bouleverser nos repères, la nature peut parfois devenir un lieu où on peut reprendre un peu son souffle.

 

Un espace qui accueille tout

La nature ne nous demande pas d’aller mieux, de trouver les bons mots ou de donner un sens immédiat à ce que l’on vit. On peut y être triste, silencieux, fatigué, en colère, perdu. On peut marcher, s’arrêter, pleurer, regarder au loin ou ne rien faire du tout.

Il y a quelque chose de profondément reposant dans un espace où l’on n’a pas besoin de se montrer autrement que l’on est. Parfois, c’est justement là que l’on peut déposer un peu ce qui pèse.

La nature nous invite à y laisser tomber nos larmes, et parfois, nos armes.

Un rythme qui prend soin

La nature nous rappelle aussi que tout a un rythme. Elle ne demande pas à une fleur de pousser sous la neige. Il y a un temps pour croître, un temps pour se déposer, un pour se reposer, et un autre pour se transformer. Elle nous rappelle doucement que nous aussi avons nos saisons intérieures.

La nature nous offre une autre mesure du temps.

Une reconnexion au corps

Lorsque la tête roule à cent kilomètre heure, que les émotions sont à fleur de peau, la nature peut nous ramener vers quelque chose de plus concret.

Sentir le sol sous ses pieds, le vent sur sa peau, la chaleur du soleil, écouter le bruissement des feuilles, le chant d’un oiseau, le bruit de l’eau ou observer une couleur, une lumière, un mouvement. Ces petites expériences sensorielles nous ramènent vers le moment présent et vers notre corps.

Pour la personne en fin de vie : rester en lien avec le vivant

À l’approche de la fin de vie, beaucoup de choses peuvent devenir plus petites : les déplacements, les activités, le monde extérieur. Et pourtant, le besoin de rester en lien avec la vie peut demeurer profondément présent.

La nature peut alors entrer de manière très simple : une fenêtre ouverte sur les arbres, une fleur près du lit, le chant des oiseaux, une promenade lorsque cela est possible, une main posée sur l’écorce d’un arbre, le soleil sur le visage.

Ces expériences n’ont pas besoin d’être grandes pour être significatives. Elles peuvent permettre de ressentir encore le monde, de retrouver une sensation familière, de se relier à un souvenir ou simplement d’habiter pleinement un moment.

La nature peut aussi offrir un espace pour les conversations difficiles, les silences partagés ou les gestes symboliques. Parfois, être côte à côte devant un paysage rend possible une présence que les mots seuls n’arrivent pas toujours à porter.

Pour la personne endeuillée : un lieu où le lien peut continuer

Dans le deuil, la nature peut devenir un endroit où retrouver un peu de calme, mais aussi un lieu de mémoire : un sentier parcouru autrefois ensemble, un arbre aimé, une rivière, un jardin.

C’est un lieu où l’on peut retourner pour se souvenir, parler intérieurement à la personne décédée ou simplement sentir sa présence dans notre histoire. Certains gestes peuvent prendre une dimension particulière : planter quelque chose, déposer une pierre, marcher à une date importante, observer le retour d’une saison.

Et quand les vagues du deuil reviennent, la nature peut parfois offrir un lieu assez vaste pour les accueillir.

Pour la personne proche aidante : un espace pour déposer le rôle

Être proche aidant est un rôle exigeant. Il faut penser, organiser, accompagner, surveiller, soutenir, prendre des décisions, parfois tout en continuant à porter le reste de sa propre vie. À force d’être tourné vers les besoins de l’autre, il peut devenir difficile de sentir les siens.

La nature peut alors offrir un espace où, pendant quelques minutes, il n’y a rien à organiser ni à régler ni à penser.

Marcher seul, s’asseoir dehors avec un café, écouter les oiseaux, prendre quelques respirations dans la cour ou regarder le ciel peuvent devenir de petites pauses où l’on revient à soi.

Ce n’est pas abandonner l’autre. C’est reconnaître que celui ou celle qui accompagne a lui aussi besoin d’un endroit pour reprendre son souffle.

Retrouver une part de choix

La maladie, la perte ou la proche aidance peuvent donner l’impression que beaucoup de choses nous échappent.

La nature peut parfois nous redonner de toutes petites possibilités de choix : marcher ou s’arrêter, prendre tel sentier plutôt qu’un autre, s’asseoir ici, toucher une feuille, regarder le ciel, rester cinq minutes de plus.

Ces gestes paraissent simples, mais dans une période où plusieurs décisions sont imposées par les circonstances, retrouver un peu de liberté dans le moment peut avoir du sens.

Et parfois, simplement être là

La nature ne fait pas disparaître la maladie, le deuil, la fatigue ou l’incertitude. Elle ne règle pas ce qui ne peut pas l’être.  Et il existe des moments où parler devient difficile. On est fatigué. On ne sait plus quoi dire. Certaines choses sont trop lourdes ou complexes pour être expliquées.

Pourtant la nature offre un lieu où l’on peut déposer un peu le poids, retrouver un souffle, sentir son corps, laisser venir les émotions, se souvenir, partager un silence ou simplement être là. Parfois, cela peut représenter beaucoup.

Un peu de terre sous les pieds. Un arbre tout près. Une lumière entre les branches. Et, pour un moment, suffisamment d’espace pour respirer.

Elle offre une autre manière d’être ensemble autrement : marcher côte à côte, s’asseoir sans parler, regarder un coucher de soleil, écouter le vent dans les arbres. Le silence, alors, accompagne à sa façon.

Un accompagnement au rythme de la nature

Au chemin des PasSages, j’offre cette approche d’accompagnement complémentaire ancré dans la nature et intégré à ma pratique de thanadoula.

Que vous traversiez un deuil, une maladie, une période de proche aidance ou une transition de vie, venir ici peut être une façon de retrouver un peu de calme, de présence et de contact avec le vivant.

Si vous sentez que cet espace pourrait vous faire du bien, je vous invite à prendre un moment avec moi lors d’un appel découverte. Nous pourrons simplement parler de ce que vous traversez, de ce dont vous auriez besoin en ce moment.

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Myriam Robillard

Thanadoula & Praticienne

J’offre une présence douce et une écoute attentive, en intégrant lorsqu’il est juste et souhaité, la nature, les rituels et la sagesse des chevaux. 

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